
La peur de la récidive, cette épée de Damoclès
La peur de la récidive, c’est la crainte que le cancer revienne ou progresse dans le sein ou dans une autre partie du corps.
Cette peur est une réaction normale qui affecte la plupart des femmes qui ont vécu un cancer du sein. Elles disent souvent qu’elles ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
« Je vis avec la peur de la récidive même maintenant, 8 ans après la fin des traitements. C’est comme une « musique de fond » qui résonne dans mes oreilles ».
Pourquoi cette peur de la récidive ?
Le cancer de sein est difficile à gérer, car c’est une maladie difficile à prévoir. Il n’existe pratiquement pas de symptômes corporels, aucune douleur.
Quand survient cette peur ?
- Elle survient souvent à des moments qui rappellent la maladie :
- Avant un rendez-vous de contrôle : « l’angoisse de la mammo »
- Lors examens médicaux de contrôle, des bilans sanguins, des résultats imminents
- L’annonce d’un diagnostic de cancer, d’un proche, ou pire d’un décès
- Elle se manifeste lors de douleurs « inexpliquées », un mal de gorge, des maux de tête… On se demande si … « Qu’est-ce qui se passe ? ».
Comment se manifeste cette angoisse ?
Elle peut être plus ou moins forte selon les femmes. Certaines vont mieux gérer l’incertitude que les autres.
- Elle peut atteindre des niveaux de peur difficiles à contrôler qui altèrent la qualité de vie au quotidien. Certaines femmes :
- Surveillent de façon excessive les sensations physiques dans leur corps
- Prennent des précautions exagérées pour leur santé
- Consultent des médecins à outrance, questionnent, insistent pour avoir des examens complémentaires…
Cela ne leur laisse aucun répit et place en permanence les projecteurs sur leurs peurs.
- D’autres femmes, à l’inverse, évitent les éléments qui leur rappellent le cancer et se mettent en danger par rapport à leur santé :
- Ne vont pas aux examens médicaux de suivi et de contrôle
- Ne posent pas les questions importantes au médecin
- D’autres vont la « reconnaître » : elles savent qu’il y a un risque mais…
« Je vis avec ». « Je la prends comme un rappel régulier à prendre soin de moi, à rester à l’écoute des signaux de mon corps. »
Comment mieux gérer cette peur, ce qui peut vous aider …
Le défi pour chacune, c’est de trouver une façon de vivre avec le risque de récidive, sans que cela prenne le contrôle de leur vie. Cela n’est pas facile
Témoignages de bénévoles de Vivre Comme Avant :
« Avec le temps, la crainte diminue, les pensées négatives se font rares ».
« Il faut apprendre à contrôler les pensées à l’origine de la peur, à lâcher prise, que cela ne tourne pas en obsession »
« La peur s’estompe au fil du temps «
« Je sais qu’il y a un risque, mais je vis avec. Je prends cette inquiétude comme un rappel régulier à prendre soin de moi »
« Je suis fataliste : je me dis que je ne maîtrise pas mon avenir. On verra bien ! »

| . Votre anxiété est trop forte et si elle vous empêche de faire les choses que vous aimez, d’avoir une activité professionnelle, qu’elle provoque des troubles du sommeil, de l’appétit, une perpétuelle fatigue… . Vous évitez, refusez de faire les examens de contrôle. |
