Annoncer la mauvaise nouvelle

Annoncer la mauvaise nouvelle à vos proches, notamment vos parents, vos amis, vos collègues ... cela est très difficile. 
Surtout lorsque vous-même, vous êtes encore sous le choc du diagnostic et que, vous aussi vous devez vous approprier cette nouvelle.

« Pour moi c’était une épreuve supplémentaire. J’en avais assez de devoir répéter la même chose à différentes personnes »
« J’avais peur de faire du mal à mes parents. Je savais qu’ils allaient pleurer »
« J’avais peur de craquer »

C’est important d’en parler 

Même si cela est difficile, annoncer votre maladie va vous « soulager » d’un poids, va vous libérer d’un secret trop lourd à conserver.
Vous vous sentirez moins seule, moins isolée.
Si cela est trop difficile, quelqu’un pourra le dire à votre place : votre conjoint, votre compagnon, une amie ….

Choisir à qui le dire

C’est à vous de décider à qui vous l’annoncerez. C’est un choix très personnel. Il est possible que vous ne souhaitiez en parler qu’avec vos parents, vos frères et sœurs, vos meilleures amies…
Et aussi, c’est important que ce soit vous qui annonciez la nouvelle. Il ne faudrait pas qu’ils l’apprennent de quelqu’un d’autres.

Choisir quand le dire

Là aussi vous choisirez quand vous serez capable d’en parler, quand vous serez prête.
Car avant de pouvoir « dire » la maladie, il faut que vous ayez pu l’entendre, la comprendre, l’intégrer. Vous avez besoin de temps pour « digérer » l’annonce. C’est un temps qui n’appartient qu’à vous.
Certaines femmes auront besoin de plus de temps. Certaines vont vouloir en parler à tout moment. Certaines préfèrent taire cette annonce dans les premiers moments.

Certaines femmes ne vont rien dire et c’est un choix à respecter.

Quoi dire ?

Il n’y a pas une seule bonne façon d’annoncer à quelqu’un que l’on a un cancer.
Les femmes veulent protéger leur entourage. Elles veulent aussi se protéger, elles.
Ne pas avoir à répondre à des questions embarrassantes sur les traitements, l’avenir où elles n’ont pas vraiment les réponses.
Vous n’êtes pas obligée de tout dire. Simplement ce que vous êtes capable de dire, et ce que vous avez envie de dire.
Vous pourriez aussi vouloir garder pour vous de nombreux détails de votre diagnostic et de votre traitement. C’est une façon à vous de vous protéger.

 

Les réactions de l’entourage sont variables

Certaines personnes peuvent être émues, se croient obligées de parler, de questionner, de comparer….
Certaines peuvent avoir la même réaction que vous lorsque vous avez appris la nouvelle : choquées, tristes, bouleversées, les yeux humides…
Certaines minimisent la situation, la banalisent et donnent des messages d’espoir qui paraissent artificiels…
Certains ne pourront supporter la maladie (elle leur fait peur) et ne donneront plus de nouvelles…Çà s’est vraiment dur !
D’autres vont vouloir vous aider, se rendre utiles, faire quelque chose pour vous.

Vous serez surprise de la gentillesse des personnes qui vous entourent, que vous connaissez bien, ou moins bien.

 

Apprenez à vous protéger.

Toute votre énergie doit se concentrer sur vos soins, vos traitements, votre vie actuelle …
Entourez-vous des personnes qui vous font du bien !
Les autres trouveront une solution par eux-mêmes.

 

« Celles qui peuvent parler librement de leur maladie avec un entourage « soutenant » vont mieux sur le plan psychologique »
Diane Boinon, psychologue à l’Hôpital Gustave Roussy

 

« Tout mais pas l’indifférence »
Jean Jacques Goldman

 

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