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Après un cancer du sein : vivre comme avant.

« Après la traversée du tunnel, la vie reprend. Je suis une femme debout, qui vit comme tout le monde. Je fais autant, sinon plus de choses qu’avant. Ce message, il fallait que j’aille le porter, comme une bouffée d’oxygène pour les femmes que je visite. »

Catherine, bénévole de Vivre Comme Avant à Nancy témoigne dans l’Est Républicain :

parolesDeBenevoles« Une Thionvilloise atteinte d’un cancer du sein il y a 15 ans se met aujourd’hui à l’écoute des femmes atteintes par la maladie, pour entendre leurs angoisses et leur porter un message d’espoir.

Chaque semaine, Catherine Baillot, une Thionvilloise de 63 ans, se rend à l’Institut de Cancérologie de Lorraine (ICL) à Vandœuvre-lès-Nancy. Après y avoir été traitée en 2004 pour un cancer du sein, elle y revient depuis 5 ans, en tant que bénévole de l’association « Vivre Comme Avant ».

Formée à l’écoute, elle accompagne les femmes qui, à leur tour, sont atteintes par cette maladie : « Après mon cancer, j’ai rencontré des femmes qui me posaient énormément de questions, des femmes totalement désorientées à l’annonce du diagnostic ou encore des femmes pour qui la vie s’écroulait », raconte Catherine Baillot. A sa mesure, elle décide d’apporter sa pierre à l’édifice de l’accompagnement. Elle s’engage auprès de l’association « Vivre Comme Avant », qui tire sa spécificité du fait que toutes les bénévoles ont vécu un cancer du sein.

Catherine Baillot avait à peine 49 ans quand elle a reçu de plein fouet l’annonce du diagnostic de son cancer. « Un diagnostic qui frappe sur le plan psychologique et sur le plan physique ». Elle entre dans un long et lourd parcours de soins : ablation du sein, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie, puis reconstruction en 2005. Un vécu difficile qui lui permet aujourd’hui d’entendre les interrogations, les angoisses des femmes qu’elle visite à l’ICL, même si, rappelle-t-elle, « chaque situation est à appréhender dans sa singularité », et d’y apporter « des réponses tout en veillant à ne jamais empiéter sur le champ médical ».

Un engagement requérant respect, confidentialité et compréhension, les trois valeurs de l’association « Vivre Comme Avant ». En s’engageant, Catherine Baillot souhaitait porter un message : « Après la traversée du tunnel, la vie reprend. Je suis une femme debout, qui vit comme tout le monde. Je fais autant, sinon plus de choses qu’avant. Ce message, il fallait que j’aille le porter, comme une bouffée d’oxygène pour les femmes que je visite. »

Catherine Baillot se rend également disponible téléphoniquement car elle sait combien les interrogations et les angoisses évoluent : « Celles du début ne sont pas celles un, deux, ou trois mois après […] . Le mental est important  et indissociable de la maladie. »

Dans une enquête qu’elle vient de publier, la Ligue Contre le Cancer montre combien les conséquences d’un cancer (tous cancers confondus) diffèrent en fonction des personnes : il y a celles qui ne réussissent pas « à tourner la page », celles qui « mesurent mal ce qui leur est arrivé », celles qui veulent retrouver leur vie d’avant », celles qui « veulent aller de l’avant ».

Détecté à un stade précoce, le cancer du sein se soigne dans 9 cas sur 10. D’où la campagne « Octobre rose » qui vient de démarrer, en faveur du dépistage organisé (lire par ailleurs), « une arme efficace contre le cancer, mais aussi un droit », rappelle la Ligue.

Cet article est aussi paru dans Le Républicain Lorrain et Vosges Matin.

Lire l’article : https://www.estrepublicain.fr/actualite/2018/10/04/apres-un-cancer-du-sein-vivre-comme-avant