Des valeurs et des principes fondamentaux

C’est en respectant ces valeurs et ces principes que, depuis la création de l’association en 1975, les bénévoles de Vivre Comme Avant ont montré leur sérieux et ont gagné la confiance des médecins et des femmes soignées pour un cancer du sein.

Le respect

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Nous manifestons du respect à l’égard de toutes les personnes avec lesquelles nous sommes en relation en les traitant avec considération et courtoisie, qu’il s’agisse des patientes, de leurs proches, des professionnels de santé, des partenaires ou donateurs.
Nous agissons dans le respect des convictions et des opinions de chacun.
Nous respectons la dignité et l’intimité des femmes qui sont hospitalisées.

La confidentialité et la discrétion

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Nous respectons les engagements définis dans les conventions que nous signons avec les établissements de santé, et notamment la confidentialité des informations qui pourraient nous parvenir, concernant tant l’établissement et le personnel que les patientes elles-mêmes.
Nous avons un devoir de discrétion et de réserve dans nos propos et notre attitude. Confidentialité et discrétion sont des valeurs-clés de la relation de confiance que Vivre Comme Avant noue avec les médecins qui nous autorisent à rencontrer et à échanger avec leurs patientes.

La compréhension sans jugement

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Nous comprenons les situations vécues par les patientes car nous les avons vécues nous-mêmes et nous réagissons de façon appropriée, sans jugement de valeur, sans interprétation.
Nous avons une attitude de compréhension afin de permettre à la patiente rencontrée de s’exprimer, de se sentir écoutée et d’être réellement « elle-même » lors des échanges.

Des principes fondamentaux

Toute bénévole doit respecter quelques principes fondamentaux, qui font notamment partie des conventions signées avec les établissements de santé.

  • Elle n’intervient auprès des patientes qu’avec l’accord des soignants.
  • Elle intervient en étroite relation avec l’équipe soignante.
  • Elle n’a pas accès au dossier médical de la patiente.
    Dans les limites imposées par le respect du secret médical, les soignants informent la bénévole des mesures de précaution à prendre. Elle s’engage à respecter ces consignes.
  • Elle ne prononce pas le mot « cancer » la première.
    Si certaines femmes acceptent clairement leur maladie, d’autres ne peuvent ni entendre ni formuler ce mot. Laissons-leur le temps d’apprivoiser ce terme.
  • Elle ne répond pas aux questions d’ordre médical.
    Ces questions sont fréquentes car les femmes cherchent des repères pour se rassurer. Mais la bénévole n’en a ni la compétence, ni la légitimité pour en parler. Son rôle est d’inciter les femmes à interroger leurs médecins et les soignants.
  • Elle ne doit jamais interférer ou s’interposer en matière de choix thérapeutique, de traitement médical ou de prise en charge sociale.
    À aucun moment et ce pour quelque motif que ce soit, la bénévole ne peut se substituer au personnel soignant dans l’accomplissement d’un soin.
  • Elle respecte la confidentialité des informations qui pourraient lui parvenir, concernant tant l’établissement et le personnel que la patiente elle-même
  • Elle ne parle pas d’elle-même, elle ne raconte pas son parcours. 
    La bénévole « est passée par là » : c’est grâce à ce vécu que la patiente va oser s’exprimer, discuter, se confier

« Parler de ses peines, c’est déjà se consoler » Albert CAMUS